Profitons du Brexit pour booster l ' attractivité de Calais

7ème circonscription
Jeudi 7 Juillet 2016

Le Premier Ministre Manuel Valls a annoncé le 6 juillet une série de mesures pour renforcer la place financière de Paris après le vote britannique en faveur du Brexit. « Dans ce nouvel environnement qui se dessine, nous voulons une France attractive » a ajouté le chef du Gouvernement.   Pour ma part, en tant que Député de Calais, je souhaite un Calaisis attractif. Pour cela notre territoire dispose de tous les atouts (gare de Calais Fréthun, aéroport de Marck, port de Calais, tunnel sous la manche…) pour attirer les entreprises britanniques souhaitant délocaliser une part de leur activité en zone euro. Calais est à 50mn de Londres et de Bruxelles !   Je propose donc d’étudier la possibilité d’implanter une zone franche d’un genre nouveau à proximité de la gare internationale de Calais Fréthun.   Profitons du Brexit pour mener une campagne de communication offensive en Grande-Bretagne pour changer l’image de Calais : « Calais est prête à accueillir tous les réfugiés économiques du Royaume-Uni !!! ».   J’en appelle au chef du Gouvernement, au Ministre de l’Economie et au Président de la Région des Hauts de France, en sa qualité de chef de file du développement économique, pour envisager les dispositifs et les mesures susceptibles de faciliter l’implantation des sièges sociaux et financiers sur le Calaisis.   Les retombées pour notre territoire pourraient être conséquentes en termes d’emplois et de ressources fiscales.

Réunion avec le Ministre de l’ Intérieur, le Président du Département, le Président de Région et la Maire de Calais hier.

7ème circonscription
Jeudi 30 Juin 2016

C’est un fait, le BREXIT est un événement politique qui doit placer la question migratoire au cœur des relations entre la France et le Royaume Uni.

Aucune hypothèse ne doit être exclue par principe, et des négociations doivent intervenir dans tous les cas pour rétablir l’équilibre, car c’est bien le Calaisis qui subit aujourd’hui une situation inacceptable.

Bernard Cazeneuve s’est engagé à associer les élus du territoire aux négociations dès que le nouveau gouvernement Britannique sera installé, sans doute à l’automne.

Tout doit être sur la table y compris les accords du Touquet, mais résumer la situation à cette seule question n’est pas responsable. Car la dénonciation de ces accords prendra 2 ans, or il y a urgence.

Il faut aussi en mesurer toutes les conséquences. Beaucoup de questions restent aujourd’hui sans réponse : quels effets sur les transporteurs et pour l’économie calaisienne ? ; Que va-t-il se passer si le Royaume Uni ferme sa frontière ?

Aucune piste ne doit être écartée par principe, mais le Calaisis ne peut pas attendre et rien ne serait pire que de se limiter à des déclarations certes simples, mais dont les effets, sans être pleinement mesurés, pourraient encore empirer la situation.

Je continue de demander que la mise en place d’une filière légale d’immigration vers le Royaume Uni soit mise en place dans les meilleurs délais, sans attendre les 2 ans que nécessiterait une dénonciation des accords du Touquet.

Une telle filière permettrait de donner un message clair : le départ des réfugiés  vers le Royaume Uni ne peut se faire que depuis les centres d’accueil et d’orientation répartis sur toute la France et pourquoi pas à une échelle plus large.

Il faut aussi poursuivre le démantèlement de la Jungle pour des raisons autant humanitaires qu’économiques. Le Ministre s’y est engagé.

La proximité avec le port de Calais est une erreur depuis le départ, faisons en sorte qu’elle ne continue pas de pénaliser notre port et notre économie, sans exclure aucune piste et sans démagogie.

Jeu politique, 49-3… triste semaine à l' Assemblée Nationale

Assemblée nationale
Mercredi 11 Mai 2016

Aucun parlementaire ne peut se satisfaire de l’utilisation du 49-3, car elle affaiblit le Parlement et avec lui le travail des représentants de la Nation.

Comment en est-on arrivé là ?

Beaucoup de mes collègues de gauche, comme je l’ai fait, ont déclaré leur opposition à la loi travail, tant sur la méthode que sur le contenu.

Le gouvernement a reconnu des erreurs, un travail de concertation a été engagé et le travail parlementaire a commencé sous l’égide du rapporteur que l’on ne peut objectivement qualifier de libéral débridé. De nombreuses évolutions, notamment celles pour les jeunes, sont intervenues aboutissant à une véritable réécriture du texte par les Commissions de l’Assemblée (400 amendements intégrés par rapport à la mouture initiale).

Pour autant, des inquiétudes subsistaient et nous souhaitions, avec les Députés du Pas-de-Calais, aller plus loin sur le rôle des branches, sur le périmètre des licenciements ou encore sur les heures supplémentaires.

C’était le sens de nos amendements déposés suite aux rencontres avec les syndicats et au travail entrepris avec les militants.

Le 49-3 fait que ces amendements ne seront pas discutés, alors même que des échanges avec le cabinet du Ministère du travail nous laissaient pressentir que de profondes améliorations pouvaient encore intervenir lors du débat parlementaire.

Nous en sommes aujourd’hui privés.

La séance de lundi pouvait le laisser penser, car c’est le jeu politique, le théâtre, les postures, l’obstruction, le blocage, la confusion des genres qui se sont imposés au détriment du travail parlementaire.

Quel gâchis !

Des avancées majeures allaient être obtenues, notamment sur le droit de véto des branches sur les accords d’entreprise afin d’éviter le dumping social, ou la restitution du périmètre des licenciements à l’échelle du groupe.

D’autres auraient encore pu être discutées en séance, notamment sur les heures supplémentaires.

Mais nous sommes maintenant suspendus au texte qui sera présenté par le gouvernement, sans même la possibilité de le voter ou de ne pas le voter.

La motion de censure déposée par la droite qui souhaite un texte ultra-libéral n’y changera rien.

Quel sens aurait un tel vote ?

Celui de la confusion, en mêlant nos voix à une droite qui ne rêve que de briser notre modèle social.

Si certains souhaitent une application dès 2016 du projet de la droite, qu’ils l’assument !

Le texte partira au Sénat et reviendra à l’Assemblée Nationale pour une seconde lecture. Faisons en sorte que le Parlement retrouve la parole, et que la volonté des élus de gauche qui souhaitent sincèrement, dans le respect de nos valeurs, améliorer le texte, s’impose face au triste et écœurant spectacle du « jeu politique ».

Au-delà, nous ne pouvons faire l’économie de nous interroger sur l’indispensable renouvellement de nos institutions, mais aussi de nos formations politiques.

Les questions du renforcement du Parlement et de la démocratie participative, comme l’ouverture à d’autres formes de dialogues ne peuvent plus se limiter à quelques lignes dans des discours convenus, elles doivent clairement engager ceux qui prétendent assumer les plus hautes responsabilités de l’Etat.

Tioxide - Mon intervention auprès du Président de Région

7ème circonscription
Lundi 11 Avril 2016

Retrouvez mon intervention auprès du Président de Région, Xavier Bertrand, en faveur des salariés de la société Tioxide.

1, rue Aristide Briand
BP 70 210
62 103 CALAIS CEDEX

tél : 03.21.97.16.39
fax : 03.21.97.16.33
yann.capet(atty)orange(dotty)fr